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L’ANAP lance son dispositif d’accompagnement des porteurs de projet SI Production de soins le 9 février à Paris : il s’agit de soutenir la réalisation des 86 projets financés dans le cadre de la 1ère fenêtre de la 1ère tranche du plan Hôpital 2012.
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Une première en télécardiologie : le stimulateur cardiaque équipé d’un système de télétransmission de la société Biotronik, utilisé par quelque 5000 patients en France, est désormais remboursé par la Sécurité sociale.
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Philips et bioMérieux ont annoncé un partenariat destiné à développer une nouvelle génération de systèmes de diagnostic portables, automatisés, utilisables au chevet du patient.
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Avec la prise de contrôle de plus de 90 % du capital de Tandberg, Cisco se renforce dans les petits et moyens systèmes de visioconférence de groupe, moins coûteux que ses propres systèmes de téléprésence.
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Après avoir publié deux rapports, l’INRIA et le comité d’éthique du CNRS soutiennent la création d’un Comité d’Éthique pour les recherches dans les sciences et technologies du numérique : il serait chargé d’impulser une réflexion sur les impacts sociaux, sanitaires, technologiques et environnementaux liés au développement des STIC.
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L’Allemagne vient de décider de suspendre le déploiement de son projet de carte électronique de santé, démarré en 2006. |
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Un nouveau vivier de managers
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Ne dites pas à ma mère que je travaille dans la santé, elle me croit ingénieur !
Les promotions des futurs chefs de projet destinés à prendre les manettes des déploiements de système d’information dans la santé sortent à peine du berceau et restent modestes en volume. Mais le mouvement est lancé.
Ces derniers mois ont vu un sérieux coup d’accélérateur donné à la mise en place de cursus spécialisés dans les universités et les grandes écoles. Mieux : ces nouvelles formations sont fortement ancrées dans le concret. Elles font appel à des professionnels, industriels, institutionnels, qui se frottent au quotidien à des chantiers qui constituent autant d’études de cas didactiques pour managers de SI de santé en herbe. Nul doute que le dialogue « métiers/technologues » y gagnera. Tandis que la dimension culturelle et organisationnelle de l’implantation des TIC dans la santé sera mieux prise en compte.
Dominique Lehalle |
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Les ENRS, cadre et méthode pour guider les régions

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Les régions commencent à s’approprier le concept d’ENRS, Espace Numérique Régional de Santé, destiné à structurer l’offre territoriale de services e-santé.
C’était l’une des attentes les plus fortes vis-à-vis de la création de l’ASIP Santé : la formulation de « règles du jeu » évitant à chaque région de « réinventer » des services d’intérêt national… et d’acheter les solutions adéquates, en ordre dispersé, aux industriels.
Les premières réponses commencent à être apportées : cadre d’interopérabilité, INS… et prochainement, référentiel de messagerie sécurisée.
Tout en reconnaissant les limites propres à leurs plates-formes, les ARH, moteurs – pour certaines, depuis près de dix ans – des prémices de système d’information régional, ont maintenant à composer dans le cadre des Espaces Numériques Régionaux de Santé.
La nouvelle dénomination s’accompagne d’une définition claire : «espace de services dématérialisés, porté institutionnellement par l’ARS et piloté par une maîtrise d’ouvrage régionale. Il respecte le cadre d’interopérabilité et les référentiels promus notamment par l’ASIP, tout en répondant aux besoins régionaux de santé ». Le périmètre des ENRS s’annonce déjà fortement dépendant de la volonté des ARS de faire du SI un levier de transformation de l’offre de santé sur leurs territoires.
De nouveaux GCS e-santé et télésanté se sont mis en ordre de marche ces derniers mois, là où les maîtrises d’ouvrage n’avaient pas encore été formalisées. Cette forme juridique, qui avait déjà remporté les suffrages de la majorité des régions, a facilement fait école pour sa capacité à rassembler l’éventail d’acteurs le plus large. Partout, en tout cas, ces maîtrises d’ouvrage, naissantes ou déjà aguerries, montrent leur détermination à se professionnaliser, et leur intérêt pour le partage d’expériences, voire l’importation de solutions qui fait leurs preuves dans une région. C’est ce que montre l’exemple de Trajectoire. Conçu par Rhône-Alpes, cet outil d’aide à l’orientation et à la demande d’admission des patients en SSR s’implante déjà en Ile-de-France et bientôt dans une dizaine d’autres régions.
Côté ASIP Santé, Jean-Yves Robin confirme (1) qu’elle a vocation à « accompagner financièrement des sujets d’exemplarité ». L’arrêté définissant, début décembre, les modalités d’attribution de crédits de l’agence a en effet rapidement été suivi de la publication du cadre d’instruction des projets candidats à subvention. Il promet également de travailler « en mode service » avec les territoires. Les participants aux rencontres inter régionales de l’ASIP, organisées le 19 janvier, ont eu le loisir d’en débattre.
(1) A l’occasion de la conférence SI de santé en Ile-de-France le 15 décembre 2009.
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Une stratégie d’offre intégrée avec Jean-Marie Lucani, président du directoire de Medasys
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Medasys s’est distinguée, ces deux dernières années, par une forte croissance externe. Quelle stratégie guide ces acquisitions ?
La taille du groupe a en effet doublé en quelques mois et le chiffre d’affaires que nous publierons fin janvier montre que la croissance annoncée est bien là. Ces acquisitions permettent de consolider nos activités dans trois directions : la T2A, le pilotage et le secteur privé.
Elles soutiennent notre vision du système d’information hospitalier qui doit être intégré et transversal, de l’admission du patient jusqu’aux tableaux de bord des managers, y compris chefs de Pôles. Très bien implantés dans le secteur public – où nous sommes N°1 auprès des CHU-CHR – nous devons élargir notre assise au secteur privé, ce qui nous conduira à compléter notre offre dans le domaine de la radiologie et du dossier médical via de nouvelles acquisitions.
Quels sont aujourd’hui les moteurs de l’investissement en SIH, d’après vos observations ?
Le circuit du médicament, car il concerne les soins. Il correspond aussi à un nouvel état d’esprit dans les directions hospitalières, une prise de conscience du fait que l’organisation peut être optimisée grâce à l’informatique. Nous sommes très bien placés dans ce domaine, du fait de notre expérience de plus de 10 ans du dossier de soins et de la prescription, avec une centaine de références dans le secteur public et le parc de 30 établissements du groupe privé Capio.
Comment expliquez-vous que le modèle Software as a service n’ait pas eu plus de succès jusqu’à maintenant ?
Nous avons signé trois contrats de ce type : avec le groupe Unilabs, les cliniques vendéennes du groupe SA 3H et l’établissement public de santé Erasme à Antony. Si l’adoption de ce nouveau modèle a suscité des réserves, il est probable qu’elle sera, désormais, encouragée par des facteurs à la fois technologiques (le développement de la virtualisation par exemple), économiques (le coût des réseaux est en baisse) et politiques, la loi HPST et la mise en œuvre des coopérations territoriales conduisant plus nettement à la mutualisation d’hébergement et d’infrastructures. Nous y sommes prêts et cela renforce encore nos ambitions vis-à-vis du secteur privé car nous devons clairement apparaître comme un acteur global.
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