Près d’une région sur deux a aujourd’hui adopté Trajectoire, outil d’aide à l’orientation et à la demande d’admission des patients en SSR.
Conçu en Rhône-Alpes, le système d’information Trajectoire, qui se compose à la fois d’un annuaire intelligent, d’une solution de gestion des demandes et d’un observatoire, répond aux exigences réglementaires d’organisation des coordinations territoriales de l’offre de soins en SSR.
Mais cela, seul, n’explique pas son succès auprès des 12 premières régions qui ont signé pour son acquisition – ou sont en train de finaliser la convention de partenariat.
« Le logiciel n’est pas parfait et nous savons déjà que nous allons le faire évoluer, mais il a offert dès le départ le socle minimum qui pouvait convenir à tout le monde, commente le Dr Alain Deblasi, qui en a signé l’acte de naissance, il y a un peu plus de 5 ans.
Pour Philippe Castets, DSI des Hospices Civils de Lyon et directeur du projet, « Trajectoire, c’est trois ans de travail.
Mais c’est surtout plus de dix ans d’expérience fonctionnelle, sur le terrain, du Dr Deblasi, alliée à ma propre expérience de 15 années en architecture de systèmes d’information ».
La simplicité des modalités d’accord inter régionales proposées par Philippe Castets a sans doute achevé de convaincre ses partenaires. « Les ARH passent une convention cadre et chaque ARH désigne une structure porteuse du projet dans sa région, qui a le rôle d’assistance à maîtrise d’ouvrage.
Cette structure adhère alors au collège Partenaires du GCS SISRA (qui assure le pilotage de l’ensemble des projets e-santé en Rhône-Alpes, NDLR), explique Philippe Castets. Le ticket d’entrée est fixé à 30 000 euros par an ».
Si chaque région reste maîtresse de son déploiement, elle bénéficie d’un accompagnement à l’organisation et à la formation.
Quels sont les premiers résultats en Rhône-Alpes ?
Alain Deblasi estime que Trajectoire contribue à environ deux tiers des demandes de placement, mais la proportion a déjà atteint 100% sur certains territoires.
Les gains en qualité pour le système de santé – et les patients concernés – sont donc au rendez-vous. La valeur ajoutée du système d’information ne s’arrête pas là puisqu’il doit également permettre d’identifier et de résoudre des dysfonctionnements dans les filières SSR.
C’est sur cette aide au pilotage que Philippe Castets compte maintenant faire porter ses efforts de développement, « en réflexion avec les autres régions ».
Objectif : simplifier les requêtes et tableaux de bord qui permettront de mesurer l’efficience organisationnelle et clinique des filières. Un enjeu qui n’a effectivement pas de frontières régionales.
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