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Le fil
  Edito
         

Le projet « Région sans film » de l’Ile-de-France sera réalisé avec Orange Healthcare et General Electric.

 

 

 

   

La Franche Comté s’est tournée vers McKesson et HP pour déployer son PACS Régional qui sera hébergé par le Datacenter du GCS Emosist ; un projet qui s’adresse aussi bien aux sites ne disposant pas de solution qu’aux établissements qui souhaitent externaliser leur archivage.

 

 

 

 

Le Centre hospitalier de Troyes a retenu Ares pour l’urbanisation de son système d’information

 

     

 

 

 

Orange Healthcare et Dexia nouent un partenariat pour fournir des solutions financières facilitant les investissements IT dans le secteur hospitalier.

 

 

 

   

Medasys exporte Dx Lab : le progiciel de gestion de laboratoires est aujourd’hui en service dans le plus gros laboratoire privé du Danemark où l’ensemble du processus est dématérialisé, de la réception des prescriptions à la transmission des résultats au DMP danois.

 

 

 

 
   

L’Ecosse a choisi InterSystems pour développer son dossier médical informatisé dans les 4 ans à venir. En France, l’éditeur annonce avoir réalisé une croissance de 20% sur 2009.

 

 

     

    Un nouvel "espace de confiance"

     

     

     

     

    La vaste entreprise de refondation* à laquelle s’est attelé Michel Gagneux va largement porter sur ce que l’on appelle désormais l’espace de confiance, une panoplie de règles et d’outils capables de garantir la protection des données personnelles de santé. On savait déjà le système CPS visé, mais la procédure d’agrément des hébergeurs sera également concernée. Alors que les hébergeurs commencent à recevoir notification de leur agrément, en vertu du processus simplifié lancé en 2009, le mécanisme doit être remis à plat pour les années à venir. Pour le préfigurateur de la Délégation des systèmes d'information de santé – et président de l’ASIP Santé – le cadre général de l’espace de confiance devrait être stabilisé à la fin de l’année. Il s’appuiera entre autres sur un conseil d’éthique et de déontologie, en cours de constitution à l’ASIP Santé. Présidé par un représentant de l’ordre national des médecins, lui-même secondé par un représentant des patients, ce conseil s’annonce déjà consensuel sur les briques fondatrices de la confiance que représentent le consentement du patient et la traçabilité des données. Une voie prometteuse comparée aux débats sur le masquage du masquage !

     

     

    Dominique Lehalle

     

     

    *Lire (ou relire) son rapport de mai 2009 : « Refonder la gouvernance de la politique d’informatisation du système de santé.

     

     
    Zoom sur...

    Trajectoire, un succès régional qui essaime

     

     

     

     

     

     

    Près d’une région sur deux a aujourd’hui adopté Trajectoire, outil d’aide à l’orientation et à la demande d’admission des patients en SSR.

     

    Conçu en Rhône-Alpes, le système d’information Trajectoire, qui se compose à la fois d’un annuaire intelligent, d’une solution de gestion des demandes et d’un observatoire, répond aux exigences réglementaires d’organisation des coordinations territoriales de l’offre de soins en SSR.

     

    Mais cela, seul, n’explique pas son succès auprès des 12 premières régions qui ont signé pour son acquisition – ou sont en train de finaliser la convention de partenariat.

    « Le logiciel n’est pas parfait et nous savons déjà que nous allons le faire évoluer, mais il a offert dès le départ le socle minimum qui pouvait convenir à tout le monde, commente le Dr Alain Deblasi, qui en a signé l’acte de naissance, il y a un peu plus de 5 ans.

     

    Pour Philippe Castets, DSI des Hospices Civils de Lyon et directeur du projet, « Trajectoire, c’est trois ans de travail.

    Mais c’est surtout plus de dix ans d’expérience fonctionnelle, sur le terrain, du Dr Deblasi, alliée à ma propre expérience de 15 années en architecture de systèmes d’information ».

    La simplicité des modalités d’accord inter régionales proposées par Philippe Castets a sans doute achevé de convaincre ses partenaires. « Les ARH passent une convention cadre et chaque ARH désigne une structure porteuse du projet dans sa région, qui a le rôle d’assistance à maîtrise d’ouvrage.

    Cette structure adhère alors au collège Partenaires du GCS SISRA (qui assure le pilotage de l’ensemble des projets e-santé en Rhône-Alpes, NDLR), explique Philippe Castets. Le ticket d’entrée est fixé à 30 000 euros par an ». Si chaque région reste maîtresse de son déploiement, elle bénéficie d’un accompagnement à l’organisation et à la formation.

     

    Quels sont les premiers résultats en Rhône-Alpes ?

    Alain Deblasi estime que Trajectoire contribue à environ deux tiers des demandes de placement, mais la proportion a déjà atteint 100% sur certains territoires.

    Les gains en qualité pour le système de santé – et les patients concernés – sont donc au rendez-vous. La valeur ajoutée du système d’information ne s’arrête pas là puisqu’il doit également permettre d’identifier et de résoudre des dysfonctionnements dans les filières SSR.

    C’est sur cette aide au pilotage que Philippe Castets compte maintenant faire porter ses efforts de développement, « en réflexion avec les autres régions ».

     

    Objectif : simplifier les requêtes et tableaux de bord qui permettront de mesurer l’efficience organisationnelle et clinique des filières. Un enjeu qui n’a effectivement pas de frontières régionales.

     

    L'interview

    « Nous avons modifié notre méthodologie

    Avec Bruno Slosse, Président de Cerner France et directeur général de Cerner pour l’Europe et le Moyen-Orient

     

    Avec un recul de quatre ans, quelle est votre analyse des difficultés que vous avez dû surmonter en France ?

     

    Nous savions que l’introduction en France serait difficile. Pour trois raisons : la qualité du système de santé y est très élevée ; nous devions nous préparer à une adaptation importante de Millennium aux processus métiers ; et les hôpitaux français commençaient tout juste à mettre en œuvre des systèmes d’information intégrés. Tout cela explique que nos projets aient pris plus de temps que prévu. En outre, même si elle a été choisie pour son intégration, notre solution n’a pas la flexibilité d’un système de niche, et cela a surpris nos clients. Mais ils ont vu que Cerner a beaucoup investi et nous avons su créer un véritable partenariat. En 2009, nous avons mis en route au moins six systèmes et franchi un cap. 2010 s’annonce de façon positive, même si le marché a été ralenti en raison du retard des investissements Hôpital 2012 et de l’attente des ARS.

     

    Quels enseignements en avez-vous tiré ?

     

    Nous avons modifié notre méthodologie. L’approche Cerner est bien décrite par le terme de « big bang » : on met tout en œuvre en même temps. C’est assez rigide et exigeant et nous avons compris que nous ne pouvions pas vraiment pousser tous nos clients dans cette démarche. Nous nous sommes adaptés. Nous avons étroitement travaillé en partenariat, avec Emosist notamment, sur ces changements. A l’écoute du marché, nous avons modifié nos déploiements, tout en conservant quelques principes importants. Nous avons également créé les postes de responsables de compte pour offrir une organisation plus proche des clients.

     

    Vos clients se sont organisés en club utilisateurs. Quelles incidences cela a-t-il sur vos développements logiciels ?

     

    Nous avions sous-estimé le travail d’adaptation. Le club utilisateurs a constitué une valeur ajoutée car il nous a permis d’identifier les priorités communes. Il nous aide aussi à prendre les bonnes décisions pour l’évolution du produit et de ses fonctionnalités. Nous avons identifié ensemble 60 projets, dont un tiers est déjà installé, un deuxième tiers en cours d’installation ce semestre et un dernier tiers au deuxième semestre.

     

    Quelle sera votre première réalisation "vitrine" ?

     

    Nous en avons déjà plusieurs : sur la facturation, au CHU de Reims, depuis janvier ; pour le dossier patient, déployé à 50 % au CHU de Tours ; sur le processus de prescription, à Lons-le-Saunier ; et bientôt pour ce qui concerne le mode hébergé, mis en production début avril à Valenciennes.

     

    Les établissements français sont-ils toujours aussi réticents vis-à-vis de ce mode hébergé?

     

    On observe un intérêt de plus en plus fort : quand on met en place un dossier patient, il doit être disponible 24/7. 80% de nos clients aux Etats-Unis sont désormais dans une démarche hébergée, mais il faut se souvenir que cela a pris dix ans.


     

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