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Mai 2011
 
  Le fil
     
  Le « Guide pratique du projet DMP en établissement de santé » a été présenté à l’occasion des dernières rencontres inter régionales de l’ASIP Santé : il sera diffusé (version papier) sur le salon Hit Paris 2011.
     
  Politique générale de sécurité des systèmes d’information de santé : la concertation avec les industriels et les professionnels est prévue au second semestre, a annoncé Jean-François Parguet, Directeur du Pôle Référentiels, architecture et sécurité de l’ASIP Santé, le 7 avril dernier.
     
  Une subvention de 2,3 millions d’euros a été annoncée par le ministère de la Santé pour la gestion informatisée des risques associés aux soins en établissement de santé : ces fonds doivent soutenir des projets mutualisés et la mise en place d’outils pour le partage d’expérience et d’informations.
     
  La société Sigems, agréée fin décembre 2010 pour l’hébergement de données de santé, a rejoint l’AFHADS (Association Française des Hébergeurs Agréés de Données de Santé à Caractère Personnel) qui compte désormais 12 membres.
     
  La commercialisation de la nouvelle plateforme de Nuance, portant la reconnaissance vocale dans le Cloud, débutera à la fin de l’année ; elle sera présentée en avant-première au salon Hit Paris 2011.
     
  La HMO américaine Kaiser Permanente a annoncé avoir atteint un taux de 58% d’adoption de son dossier de santé personnel. Parmi les services les plus utilisés : la communication par mail avec son médecin, les rendez-vous en ligne et le renouvellement d’ordonnances.
     
Edito

 
  Comment accélérer le développement vers le numérique ?  
     
 
« En dépassant le malaise des dirigeants face aux systèmes d’information. Les raisons de cette incompréhension sont principalement les promesses excessives de l’industrie informatique, le manque d’appropriation par les métiers et l’orientation historiquement trop technique des informaticiens ». Un constat que ne renieraient pas les acteurs du monde de la santé. Il émane pourtant du président du CIGREF, « club » de 130 grandes entreprises françaises parmi les plus engagées dans l’utilisation des technologies.  
A l’âge de la maturité (40 ans en 2010), le CIGREF a ressenti l’ « urgence » de proposer aux dirigeants d’entreprises une grille de lecture « pour les inciter à engager leurs équipes, avec ambition, dans l’économie numérique »*. Voilà de quoi relativiser le « retard » de la santé. Est-ce une consolation ? Les inquiétudes suscitées par la mutation des organisations à l’ère numérique sont largement partagées, quel que soit le secteur d’activité. Les enjeux aussi d’ailleurs : pour les entreprises, comme à l’hôpital, ils se nomment performance et création de valeur.

Des défis auxquels les conférenciers rassemblés pour Hit Paris 2011 apportent outils de réflexion et d’action.
     
    Dominique Lehalle
     
* C’est l’objet d’un ouvrage récent, « L'entreprise numérique : quelles stratégies pour 2015 ?»
 
     
     
     
 
  Zoom sur...
     
 
  Les risques des projets de SI : le diagnostic (et les remèdes) de l’ANAP  
 
  L’ANAP anime, depuis 2010, un dispositif d’accompagnement des projets de systèmes d’information en production de soins (SI PDS) financés par le plan Hôpital 2012. Bilan de la 2e campagne de revues régionales.

L'ANAP
 
  L’Agence Nationale d’Appui à la Performance vient d’achever sa 3e campagne de revues régionales* qui lui permet d’évaluer la solidité des projets de systèmes d’information en production de soins financés par le plan Hôpital 2012 et, surtout, de développer les outils méthodologiques permettant de limiter les risques.  
 
A l’issue de la 2e campagne, le bilan des 262 projets concernés montre à quels risques ils sont le plus souvent confrontés : dérapage des délais, non maîtrise des budgets et périmètres mouvants. Or ces trois écueils peuvent avoir des effets négatifs sur la mobilisation des acteurs. Ce risque est moins fréquent et moins certain que les trois précédents, relève le bilan de l’ANAP. Mais, quand il survient, il se montre bloquant pour le projet. En outre, sa probabilité augmente lorsque les plannings et périmètres glissent, produisant « effet tunnel » et déception des professionnels.

Côté positif, l’Agence souligne l’adhésion des porteurs de projets à la démarche : 90% y ont participé. La mutualisation s’est largement accentuée, d’une année sur l’autre, et concerne désormais les trois quarts des établissements engagés dans le dispositif. En outre, le bilan montre que « l’informatisation de la production de soins est abordée dans une logique d’évolution globale des processus de prise en charge du patient », les porteurs de projet mettant en œuvre des ensembles cohérents de blocs fonctionnels (prescription, dossier de soins, pharmacie). L’avancement est globalement satisfaisant.

Cependant, cette seconde campagne a mis en exergue la nécessité de renforcer l’axe gouvernance des projets. En effet, les recours à l’AMOA restent insuffisants, les aléas de délais ne sont pas véritablement gérés, et les jalons trop peu souvent définis, tandis que la visibilité des équipes sur leurs budgets fait défaut. Il est vrai que, pour nombre d’établissements, la notification tardive de la deuxième fenêtre de la première tranche d’Hôpital 2012 a conduit à des retards de dix-huit mois sur les prévisions.
L’ANAP a donc prévu de renforcer sa panoplie d’outils d’autodiagnostic, guides méthodologiques et autres kits de pilotage. Notamment pour ce qui concerne le circuit du médicament, préoccupation majeure sur le terrain.



* La Journée nationale de bilan est prévue le 15 septembre prochain.

Pour en savoir plus, sur le site de l’ANAP

Marie-Noëlle Billebot, chef de projet H 2012, ANAP, participera à l’atelier « Mutualisation et maîtrises d’ouvrage régionales : premiers bilans » du congrès Hit Paris 2011, le 18 mai, 11h30.
 
 
     
     
     
L'interview
 
     
 
« Apporter de l’ergonomie et de la mobilité »

Vincent Leclerc, Président Directeur Général d’aXigate SA
 



Vous avez commencé à montrer à vos clients le développement d’aXigate sur iPad. Ce sera sans doute un des points forts de votre présence à Hit Paris 2011...
  Vincent Leclerc

Nous avons en effet mis en chantier une nouvelle version majeure d’aXigate, il y a dix-huit mois, afin qu’elle soit utilisable sur tous types de terminaux, tactiles et mobiles. Nous en faisons la démonstration sur l’iPad – emblématique de ce type d’innovations- mais l’application est écrite de manière à pouvoir tourner avec toutes sortes de navigateurs et d’équipements. Nous nous positionnons, depuis l’origine, comme le premier acteur dont l’offre est totalement bâtie sur une architecture web. Nous souhaitons maintenir cette avance concurrentielle, c’est pourquoi nous avons entamé la réécriture complète de notre suite applicative avec les outils et standards les plus récents. Mais nous sommes allés au-delà, en travaillant avec des ergonomes.


Y a-t-il une véritable attente dans les hôpitaux ?

Apporter de l’ergonomie et de la mobilité contribue à lever des freins qui s’expriment encore chez une partie des utilisateurs, réticents vis-à-vis des outils classiques. Il ne faut pas voir dans l’iPad ou les tablettes l’équipement universel, mais un outil de plus pour la mobilité et un argument supplémentaire pour les DSIO qui ont des difficultés à obtenir le consensus nécessaire autour du système d’information. Outre la convivialité, nos technologies présentent l’intérêt d’un déploiement plus simple et moins coûteux que le client-serveur et d’une formation raccourcie par une utilisation plus intuitive. Tandis que les tablettes abaissent le coût du poste de travail.

Hormis ces attentes, avez-vous noté d’autres priorités dans le cadre des projets SIH ?

Les hôpitaux butent toujours sur le déploiement des projets. C’est donc un domaine sur lequel nous avons investi stratégiquement, en développant une nouvelle méthodologie afin d’assurer un déploiement mieux appréhendé et plus efficace. Je pense pouvoir dire, après une année d’utilisation de cette méthodologie, et en fonction des commentaires de clients et de consultants, que nous avons une des approches les plus avancées et les plus efficaces sur le marché.

Avez-vous commencé les migrations ?

Nous comptons démarrer les installations à la fin de l’année. Les principaux domaines fonctionnels sont prêts (circuit du médicament, bureautique intégrée, vue documentaire du dossier patient ...) mais nous devons encore finaliser quelques modules tels que l’agenda, le codage et le PMSI, les dossiers métier (anesthésie, urgences...).

Quelle est la place d’aXigate sur le marché ?

La solution équipe une trentaine d’établissements, publics et ESPIC. aXigate est une petite société, d’une trentaine de personnes, mais elle s’appuie sur la force de frappe du GIE aXipage, formé à 50/50 avec le GIP CPAGE, début 2006. Cela représente une assise d’environ 150 personnes et une couverture complète des fonctions administratives et médicales. En outre, nous avons conclu un accord avec la société Micropole, qui nous apporte ses compétences en matière de business intelligence et de pilotage, et avec laquelle nous mettrons en place des services en mode mutualisés et « on-line ».

 
     
     
     
     
 
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