|
|
|
|
De la confidentialité à la sécurité
|

|
Exit le « décret confidentialité ». Place à un nouveau corpus réglementaire qui décrira les exigences d’une politique de sécurité du système d’information fondée sur une analyse des risques.
Du cabinet libéral au réseau de soins, en passant par les établissements – et sans doute, à terme, le champ socio-sanitaire -, les acteurs du système d’information de santé devront mettre en œuvre les dispositifs de sécurisation adéquats selon la nature des risques identifiés dans leur activité.
Assouplissement ou durcissement de l’axe choisi le 15 mai 2007 qui avait fait de la CPS l’alpha et l’omega de l’espace de confiance pour les données médicales informatisées ?
Pragmatisme en tout cas. La CPS devient « l’un des éléments » de l’arsenal nécessaire pour assurer la confidentialité des données personnelles.
Tandis que les missions du GIP-CPS entrent désormais officiellement dans le périmètre d’action de l’ASIP Santé… et que le CNOM en profite pour rappeler qu’il se pose « pour l’ensemble de la profession et les usagers en personne morale de confiance et notaire électronique ».
Dominique Lehalle |
|
| |
|
|
|
L’informatisation du circuit du médicament : indicateurs et témoignages

En moyenne, 21% des lits sont informatisés.
|
Au-delà d’un simple état des lieux, l’Etude d’impact organisationnel et économique de la sécurisation du circuit du médicament, qui vient d’être mise en ligne sur le site du ministère de la Santé, doit permettre aux pouvoirs publics de disposer d’éléments d’aide à la décision et de faire évoluer, le cas échéant, la réglementation en vigueur, la certification et la politique de gestion des risques.
Elle est également riche d’enseignements pour les établissements et leurs fournisseurs.
Cette étude livre en effet une photographie à priori fidèle à la réalité compte tenu de la richesse de l’échantillon (1528 établissements) et de l’ampleur du questionnaire.
Mieux : l’approche quantitative est complétée d’entretiens thématiques, avec une soixantaine d’établissements, qui font l’objet de verbatim mettant en lumière les retours d’expérience les plus intéressants.
L’enquête ne se borne, bien entendu, pas à l’informatisation, mais elle met en évidence qu’il s’agit aujourd’hui d’une « préoccupation majeure », qui s’inscrit le plus souvent dans une démarche d’informatisation intégrée de la production de soins, incluant toutes les étapes du circuit du médicament (prescription, dispensation, administration).
Que peut-on en retenir ?
Côté établissements, un sur trois annonce déjà disposer d’une solution informatique (69% des CHU, 24% des privés), tandis que trois sur quatre déclarent avoir un projet en cours (y compris pour une solution de seconde génération).
En moyenne, 21% des lits sont informatisés, avec des taux plus élevés pour les PSPH (35%) et les établissements publics « hors MCO » (34%). Le rythme de déploiement de l’informatisation du circuit du médicament atteint en moyenne 8% des lits par an. Les établissements publics « hors MCO » (12%) et les privés à but lucratif (13%) font preuve d’une cadence plus élevée.
Côté éditeurs, le marché reste peu mature et très atomisé (le leader en détient 12%), tandis que les développements spécifiques représentent une part non négligeable (35% des établissements). On observe d’ailleurs une segmentation par catégorie et par taille d’établissement.
L’étude donne également des indicateurs relatifs aux budgets consacrés à cette informatisation, aux technologies utilisées et aux facteurs de succès de ces projets (notamment le choix des services pilotes).
A mettre entre toutes les mains !
Save the date !
L’informatisation du circuit du médicament fera l’objet d’une webconférence Hit Paris 2010 / Hopipharm le 19 mai prochain.
Retrouvez l'intégralité de l'étude
|
 |
|
|
Un modèle de collaboration éditeur-établissements
Avec Christophe Boutin, président de McKesson France
|
|

Vous avez réuni, fin novembre, plus de 300 clients, en collaboration avec l’association SynergiH qui rassemble les utilisateurs des solutions McKesson. Quels sont les points forts de ces journées annuelles ?
Elles nous permettent de confronter, avec les directions d’établissements et les institutionnels, nos visions de l’évolution des systèmes d’information hospitaliers, et de partager les retours d’expérience. Nous sommes particulièrement attentifs aux besoins et avis de nos utilisateurs, comme en témoigne le Plan Horizon 2010 que nous avons lancé il y a un an.
Conçu autour de deux priorités – optimiser les rentrées financières des établissements et permettre un déploiement plus rapide des projets Production de soins – ce plan a été pour nous l’occasion d’initier un modèle de collaboration original, avec un comité de gouvernance réunissant l’association SynergiH et une représentation des clients autour de nos équipes. Nous en avons fait un premier bilan, positif, lors de ces Journées.
Que doit-on retenir de ce bilan ?
Nous avons mis en œuvre une nouvelle méthodologie d’implémentation des projets qui commence à porter ses fruits. L’Axe Patient est solidifié grâce à Horizon 2010, qui se traduit désormais par une plate-forme V7 intégrée comprenant autour du Dossier Patient Informatisé, la gestion administrative, celle des Urgences ainsi qu’un EAI accompagné d’outils d’exploitation. Cette plate-forme, associée à un processus industrialisé d’assurance qualité, nous permet d’en finir avec une vision produit par produit et de livrer l’ensemble des produits en même temps. Nous avons renforcé les équipes de développement par une vingtaine de prestataires externes. 66 clients sont déjà acquéreurs de cette plate-forme dont 7 CHU et le Service de Santé des Armées, ce qui montre le succès de cette évolution.
Quels sont les principaux enjeux à venir ?
La mutualisation, bien entendu. Tout éditeur doit placer cette thématique au cœur de ses stratégies applicatives, sachant qu’il faudra passer par des démarches progressives et qu’il n’est pas question de faire table rase de l’existant pour réussir, à terme, à gérer des systèmes distribués.
Je pense que les établissements ont maintenant compris qu’il n’existe pas sur le marché de systèmes complets intégrés de nouvelle génération et couvrant tout le spectre Patient. L’ergonomie, la productivité apportée aux utilisateurs, représentent également un chantier important car c’est encore un point faible – pour McKesson, comme pour l’ensemble des éditeurs - , notamment pour les applicatifs de production des soins.
Le groupe McKesson a choisi la France comme plate-forme européenne pour l’imagerie…
C’est une décision très importante, qui montre l’attachement du groupe au marché français. Cela nous apporte des hommes et des budgets. A la différence des applicatifs administratifs et cliniques, le marché de l’Imagerie est un marché mondial. McKesson est le leader du marché nord-américain avec un fort savoir-faire sur les solutions mutualisées. Depuis, nous avons été retenus par plusieurs établissements dont le CHU de Caen, par la région Franche-Comté dans le cadre du projet régional de PACS, et sommes en pourparlers exclusifs pour l’équipement de l’Irlande au plan national.
Je considère que la taille critique d’un grand offreur se situe à 100 millions d’euros sur la France. Nous avons déjà beaucoup travaillé pour structurer la croissance interne de l’entreprise et nous avons l’ambition d’atteindre cette taille, y compris par croissance externe.
|
 |
|
|
|