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La dernière enquête IDC/IDC Health Insights*, présentée lors des Journées utilisateurs McKesson en novembre, indique que 48% des établissements ont d’ores et déjà mutualisé ou partagé certaines applications de leur SI (médico-techniques notamment) et que 41% comptent poursuivre dans cette voie à court terme.
* auprès de 153 établissements de plus de 200 lits
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La nouvelle CPS sera diffusée à partir de février prochain et systématiquement délivrée aux professionnels de santé au fil de leur inscription au RPPS (Répertoire Partagé des Professionnels de Santé). Présentée à l’occasion de la dernière Journée des Industriels organisée par l’ASIP Santé, elle offrira un mode sans contact, attendu de longue date dans les établissements.
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La DGCIS (Direction générale de la compétitivité de l’industrie et des services) financera (3 millions d’euros) trois projets de prise en charge des malades chroniques à domicile grâce aux TIC : CROM, en PACA, qui vise à accélérer les sorties d’hospitalisation ; Respir@dom, en Ile-de-France, pour le suivi à distance des patients atteints d’apnées du sommeil ; Vigisanté, dans le Nord-Pas de Calais, pour le dépistage et l’accompagnement des hypertendus.
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Bluelinea a reçu le Prix de la meilleure start-up décerné par le jury des European RFID Awards.
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Open s’est, de nouveau, engagée auprès de l’AFM en réalisant une application Téléthon pour smartphones qui a permis de suivre l’événement en direct grâce à un système de géolocalisation et de faire un don via un formulaire de paiement mobile
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L’opérateur télécoms canadien Telus pourrait profiter du report du déploiement du Dossier de santé du Québec : il prévoit d’ouvrir, sur abonnement, son service Espace Santé de dossier médical personnel en ligne courant 2011. La plate-forme, basée sur la solution HealthVault de Microsoft, est actuellement testée par 2000 employés de Telus.
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L’éloge des SI
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A première lecture, les 15 pages du rapport d’Elisabeth Hubert consacrées aux systèmes d’information de santé et à la télémédecine, forment « simplement » une bonne synthèse d’une bibliothèque d’analyses et autres livres blancs bien fournie.
On y trouve, certes, quelques propositions inédites, comme l’élargissement du champ aujourd’hui couvert par l’ATIH* à l’information ambulatoire, voire audacieuses (le financement public de la mise à niveau de l’informatique des libéraux).
Sa portée va en fait bien au-delà. Pour la première fois, l’argumentaire en faveur du développement des TIC est mis en perspective : la mission Hubert porte sur « la reconstruction durable d’une offre de santé de proximité ».
Mieux : l’ex ministre place au même rang des fondamentaux « qui dessineront l’offre de santé demain », la réforme de la formation des professionnels et le déploiement des TIC.
C’est ainsi à une véritable apologie qu’elle se livre. Plaidoyer émaillé d’exhortations (« le cloisonnement ville/hôpital n’est plus acceptable »), de recommandations (concevoir et financer des infrastructures communes à la ville et à l’hôpital), de petites phrases assassines (« la mise en œuvre – du DMP – risque de ne pas complétement répondre aux besoins de la pratique médicale ») et de critiques (« l’approche des télé services repose sur un déport de tâches administratives de la CNAMTS vers les professionnels »).
Cet éloge des SI est porté avec brio. Suffira-t-il à convaincre ?
Dominique Lehalle
*Agence technique de l’information hospitalière
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La télémédecine : doit encore faire ses preuves
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La télémédecine a bénéficié, ces dernières semaines, de nombreuses tribunes où ses bénéfices cliniques ont pu être mis en avant. Les financements se confirment, « pour voir », à défaut d’être pérennes.
Si les manifestations consacrées à la télémédecine (et à la télésanté) sont de plus en plus nombreuses, le congrès de l’ANTEL se distingue par son orientation scientifique. L’Association Nationale de Télémédecine s’est en effet créée afin que les médecins (et soignants) aient voix au chapitre. Suivant sa vocation à se transformer en société savante, elle élargit progressivement son conseil d’administration à de nouvelles disciplines et le fil conducteur de son congrès 2010 était guidé par la démonstration des résultats cliniques obtenus par la pratique de la télémédecine. Démonstration particulièrement éloquente dans le cas du diabète, se félicite le Dr Pierre Simon, président de l’association, à la suite des exposés portant sur les essais Télédiab et le système Diabéo. Il explique en effet que l’équilibre glycémique, comme le contrôle de la tension artérielle, constituent aujourd’hui deux exemples probants de la capacité de la télémédecine à améliorer l’état de santé d’un patient par un suivi régulier, en apportant de surcroît un effet levier sur l’éducation thérapeutique.
Les éléments de preuve s’accumulent mais les études médico-économiques doivent être poursuivies afin d’orienter les arbitrages des pouvoirs publics.
Deux ans après la publication du rapport sur « La place de la télémédecine dans l’organisation des soins » (1), à la demande de la DGOS, Pierre Simon peut tout de même être satisfait de voir Annie Podeur s’emparer du sujet. Invitée à participer à une table ronde sur le thème de la gouvernance, la directrice générale de l’offre de soins a annoncé piloter l’élaboration d’un plan national de déploiement de la télémédecine, tout en rappelant que les ARS doivent y réfléchir dans le cadre de leurs PRS (Programme Régional de Santé), attendus d’ici la fin 2011. Quel rôle se donne la tutelle ? Elle compte surtout identifier les stratégies prioritaires à moyen terme (3 ans) et, là, Annie Podeur cite l’exemple des établissements pénitentiaires. Mais elle se propose également de travailler sur la formulation des bonnes pratiques, notamment pour la prise en charge des maladies chroniques, et sur la méthodologie, en appui aux ARS.
Quasi toutes les institutions sont mobilisées. Il ne resterait plus, comme s’y engage Annie Podeur, qu’à associer la Sécurité sociale à ce concert de bonnes volontés. Or celle-ci continue de se montrer très discrète… et même absente des – nombreuses – tribunes où politiques et professionnels ont eu l’occasion de débattre de télémédecine ces dernières semaines. Elle ne s’en désintéresse sans doute pas.
On se rappelle (Manager les SI de santé, avril 2010) que la proposition d’orientations de l’Assurance maladie pour la gestion du risque sur la période 2010/2013 ouvre la porte à la télésanté. Mais elle préfère, pour l’heure, garder la main, avec des programmes tels que Sophia (2), qui s’élargit peu à peu.
L’ « ordonnance » du Dr Hubert contribuera-t-elle à lever les derniers obstacles qui entravent la facturation des actes de télémédecine ? L’ex-ministre insiste dans son rapport : « il importe que très vite soit établie une cotation de ces actes ». Très vite, oui… mais à 5 ans compte tenu des mécanismes inhérents à la « fabrication » de la CCAM (Classification commune des actes médicaux). Dans l’intervalle, la balle reste dans le camp des ARS. Mais c’est, finalement, au plus près du « terrain » et « des coopérations interprofessionnelles qui vont s’accélérer » et auxquelles le développement de la télémédecine est « intrinsèquement lié », comme le rappelle Elisabeth Hubert.
Lors du Carrefour de la télésanté, début novembre, Emmanuelle Wargon, secrétaire générale des ministères sociaux, et à ce titre « patronne » des ARS, a en tout cas pris soin d’assurer qu’il y aura bien des crédits télémédecine : pour expérimenter.
(1) Dont Pierre Simon est le co-auteur avec Dominique Acker
(2) Service d’accompagnement de l’Assurance maladie pour les maladies chroniques. www.sophia-infoservice.fr
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« Notre structure de coopération facilite le contrôle de leurs dépenses informatiques par les hôpitaux »
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Avec Pierre Maggioni, directeur général du MIPIH
Les Journées du MIPIH, du 7 au 9 décembre, ont pour thème central « La coopération inter hospitalière », avec la loi HPST en toile de fond. Quel impact a eu cette loi sur votre stratégie de développement ?
Elle n’a pas véritablement influencé notre stratégie dans la mesure où cela fait plusieurs années que nous accompagnons l’évolution du SI suite à la tendance aux rapprochements et aux collaborations entre les établissements que la loi n’a fait qu’officialiser. Notre stratégie repose de longue date sur l’évolution technologique et fonctionnelle de nos applicatifs de gestion des hôpitaux vers le PGIH (Progiciel de Gestion Intégré Hospitalier). La fusion du MIPIH et du SIHPIC dans une entité unique n’a fait que renforcer cette politique en nous permettant d’ajouter le volet RH au PGIH. La loi a surtout facilité la prise de conscience des établissements vis-à-vis de l’intérêt de ces rapprochements et elle se traduit par leur volonté d’externaliser davantage leurs SI pour que les équipes informatiques se recentrent sur leur cœur de métier, c’est-à-dire l’assistance aux utilisateurs, le déploiement de la médicalisation, des postes multi média… Elle a donc eu une incidence indirecte en nous poussant à accélérer la mise en place de nos datacenters et la formalisation de notre dossier d’agrément pour l’hébergement de données de santé.
Quelle est la place du MIPIH sur le marché, en quelques chiffres ?
Le MIPIH compte un peu plus de 360 adhérents, dont 200 CH et CHU, environ 370 collaborateurs et 41 millions d’euros de chiffre d’affaires. Nous avons connu une très forte évolution, notamment avec près de 50 adhésions supplémentaires l’année qui a suivi la fusion avec le SIHPIC. Nous avons également intégré l’activité de notre partenaire en Champagne-Ardenne, le GIPSIS, ce qui représente une quinzaine d’hôpitaux de plus. Et nous avons gagné de gros marchés. Le CHU de Toulouse, par exemple, pour qui nous assurons l’hébergement de l’ensemble de ses serveurs. Plus récemment, c’est l’AP de Marseille qui nous a confié sa gestion –GEF, GRH, paie et gestion administrative du patient – ce qui en fait notre plus gros adhérent. Notre activité progresse fortement à la fois parce que les établissements souhaitent confier une part non négligeable de leurs outils de gestion à une structure dont c’est le seul métier, mais aussi parce qu’ils désirent avoir un minimum d’interlocuteurs. En outre, dans un contexte de contrôle des dépenses, c’est intéressant pour eux de trouver dans une structure de coopération la possibilité de participer à la stratégie et de contrôler la gestion du partenaire qui assure la gestion de leur SI.
Qu’est ce qui va marquer l’évolution des SI à moyen terme ?
L’externalisation va se confirmer et elle ira de pair avec la professionnalisation des maitrises d’ouvrage. L’évolution des technologies de communication et de réseaux va faciliter le partage des données et les passerelles ville – hôpital. Les exigences vont se renforcer en matière de sécurité, qui est restée le parent pauvre du SI. Les hôpitaux sont en déficit dans ce domaine. C’est pour cela que nous avons réalisé nos datacenters et décidé de nous faire certifier ISO. Nous venons aussi de créer deux postes de RSSI*, à la fois pour assurer un bon niveau de sécurité au MIPIH et pour accompagner les établissements dans leur politique de sécurisation.
*Responsable de la sécurité des systèmes d’information |
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