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Le fil
  Edito
         

Open Santé annonce coordonner le projet de télémédecine SALSAT (Santé Lien Social Autonomie Technologie), en Rhône-Alpes, qui réunit des acteurs académiques (TIMC-IMAG, l’IFROSS - Université Lyon 3), industriels (Ivès, RBI, SAS et SleepInnov) et de la santé (HAD lyonnaise Soins et Santé).


   

Voluntis a ouvert une filiale américaine et développe pour Roche, outre-Atlantique, une application en ligne, CoaguChek Link, de télésurveillance des patients sous traitement anticoagulant.

 

 

L’éditeur aXigate et Micropole ont constitué un consortium afin de proposer une offre de services en mode mutualisé et « on line » dans des domaines variés tels que la bureautique santé, le dossier patient informatisé, la T2A et le circuit du médicament.

         

L’Ordre des Pharmaciens devrait déposer auprès de la CNIL une demande d’extension de l’expérimentation du DP à l’hôpital afin d’y inclure une cinquantaine d’établissements courant 2011.L’Ordre des Pharmaciens devrait déposer auprès de la CNIL une demande d’extension de l’expérimentation du DP à l’hôpital afin d’y inclure une cinquantaine d’établissements courant 2011.

 

   

La Commission européenne et le département américain de la Santé ont signé un protocole d'accord en vue de promouvoir une approche commune sur l'interopérabilité des dossiers médicaux électroniques. Objectif : favoriser les perspectives de croissance pour les entreprises actives dans ce secteur.

 

 
   

L’un des plus ambitieux programmes de télémédecine au monde doit démarrer en Chine, auprès de 100 000 patients de la province de Shandong, à l’est du pays. Il sera assuré par la société canadienne Ideal Life.

 
   
Prismedica et les logiciels de la gamme Cora passent dans le giron de McKesson France.
 

 

Faire savoir

 

 

 

 

Parmi les projets d’évolution de l’Observatoire des systèmes d’information de santé, la DGOS a annoncé* son intention de mettre en place un module d’aide à la production d’un rapport annuel de la DSI. Voilà une belle occasion pour les équipes concernées d’inviter les utilisateurs à visiter les coulisses de leur activité, comprendre les arbitrages, le déroulement des projets. Les bénéfices d’un tel bilan annuel – valoriser l’action de la DSI – sont certainement supérieurs aux risques – souligner les revers-. L’intérêt de la démarche dépasse d’ailleurs le monde de la santé : dans son numéro de décembre, la lettre spécialisée « Best Practices SI » cherche à convaincre en listant « Dix bonnes raisons pour élaborer un rapport annuel de la DSI ». On en retiendra une recommandation : « donner la parole aux responsables métiers, ce qui aura plus de poids dans la démonstration » (… de la contribution de la DSI à la performance de l’organisation).

 

 

 

 

 

Dominique Lehalle

 

 

 

*A l’occasion des Journées ATHOS, octobre 2010

 

 
Zoom sur...

Ce qui devrait marquer l’année 2011

Les dispositifs régulièrement différés jusqu’à maintenant seront-ils au rendez-vous en 2011 ?

 


Ce que l’on retiendra de 2010, en matière de systèmes d’information de santé (SIS), tient en quelques mots et sigles. INS (Identifiant National de Santé) et cadre d’interopérabilité, hébergeurs de données de santé, décret Télémédecine, formalisation de l’accompagnement ANAP, ENRS et renforcement des maîtrises d’ouvrage régionales font partie des premiers jalons qui balisent le chemin. Mais l’essentiel, s’il a été ébauché, reste à venir.

 

Le calendrier des programmes opérationnels fait, en effet, rarement bon ménage avec les agendas politiques ! Une forme de stabilité retrouvée, après le récent remaniement ministériel, devrait laisser le temps de concrétiser les grands projets structurants… avant l’agitation qui va sans doute entourer la préparation des Présidentielles de 2012.

 

A commencer par la « refondation » de la gouvernance, selon le terme même de Michel Gagneux qui en dessinait les contours dès le mois de mai 2009*. Conseil national des SIS, délégation à la stratégie et, au-delà des organisations, définition des orientations et priorités nationales deviennent d’autant plus indispensables que l’heure est aux restrictions, côté finances publiques.

 

Un nouveau « Plan Hôpital numérique » enterrera-t-il (le tant décrié) Hôpital 2012, du moins son volet SI ? La réflexion en est, en tout cas, en ce début d’année, au stade du chiffrage.

 

Avec le démarrage effectif du DMP, c’est toute une série de chantiers jusqu’alors régulièrement différés qui devraient être réactivés. A l’instar de la politique générale de sécurité des SI et de sa brique la plus visible, c'est-à-dire le décret confidentialité. D’ores et déjà, une nouvelle CPS (version 3) est mise sur les rails avec l’ambition d’une diffusion massive à compter du mois de mai. Le défi est partagé par les Ordres professionnels dont le logo figurera sur le nouvel outil d’identification électronique.

 

Les effets de la loi HPST, des coopérations et des incitations à la mutualisation supplantent toutefois le sujet du DMP parmi les préoccupations prioritaires à l’hôpital. Gérard Vincent le rappelle dans son dernier éditorial : la mise en œuvre opérationnelle des stratégies de groupe concerne déjà la moitié de la population française. Cette transformation ne manquera pas de peser sur les SIH et leur évolution avec ses défis en termes d’interopérabilité et de conduite du changement.

 

 

Rendez-vous sur Hit Paris 2011 pour comprendre et débattre des dynamiques qui annoncent un vrai tournant dans l’informatisation de notre système de santé.

 

 

 

 

*Douze propositions pour renforcer la cohérence et l’efficacité de l’action publique dans le domaine des systèmes d’information de santé.

 


 

L'interview

« La loi HPST commence à faciliter la mutualisation des moyens »

 

Avec Jean-Marc Massias, Directeur Général de Computer Engineering

 

Comment a évolué votre activité ces deux dernières années ? Avez-vous senti l'effet des CBUM* et de la loi HPST sur les coopérations ?

 

L’informatisation du parcours de soins du patient, qui est au cœur de notre activité, est toujours une préoccupation importante pour les établissements. Les projets d’informatisation du circuit du médicament continuent à se concrétiser. Les établissements qui ralentissaient leurs prises de décision, en attendant d’hypothétiques budgets dans le cadre d’Hôpital 2012, se font une raison et démarrent leurs projets avec d’autres financements. L’informatisation du parcours du patient opéré, qui est également un de nos domaines de compétences, est un secteur en évolution où des projets commencent à voir le jour. La loi HPST sur les coopérations commence à faciliter la mutualisation des moyens nécessaires : cela va des ressources humaines et matérielles pour la mise en œuvre du circuit du médicament informatisé, à des projets de sous-traitance dans le cadre de la préparation de produits pharmaceutiques avec un partage d’outil informatique entre plusieurs sites ou un échange de données entre les différents systèmes d’information des établissements.

 

D'après ce que vous pouvez observer dans vos établissements clients, quelles sont les principales difficultés qui subsistent à la mise en place d'un circuit du médicament informatisé ?

 

Les projets qui se déroulent bien sont ceux où une véritable équipe pluridisciplinaire pilote le projet au sein de l’établissement. Le circuit du médicament concerne une grande partie des acteurs de l’hôpital : médecins, pharmaciens, cadres, soignants, préparateurs. Tous doivent être concernés et motivés. Une communication importante et une explication précise du rôle de chacun et des apports au quotidien de cette informatisation pour les acteurs sont des éléments clés de réussite. La prise en compte de l’ensemble des aspects organisationnels et matériels avec leurs conséquences budgétaires est aussi un élément primordial.

 

Le chantier de la certification des logiciels d'aide à la prescription en milieu hospitalier est engagé. Qu'en attendez-vous ?


Ce projet est utile car il permet de faire progresser les outils mis à disposition des prescripteurs. Le fait que le périmètre actuel ne concerne pas l’ensemble du circuit peut cependant poser problème dans certains cas. En tant qu’éditeur, les questions actuelles concernent surtout la procédure de certification et ses contraintes qui sont encore très imprécises.
Cette certification, associée à d’autres outils comme le cahier des charges type de l’ANAP, devrait permettre de simplifier le processus d’informatisation du circuit du médicament pour les établissements, mais également pour les éditeurs, en structurant la démarche. Ce qui sera un vrai progrès.

 

* Contrat de Bon Usage

 

 

L'Actu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toute l'équipe Hit Paris vous présente ses meilleurs voeux pour l'année 2011 et vous souhaite 365 jours de bonheur et de projets réussis !

 

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Editeur : PG Promotion - Directeur de publication : Sandrine Degos - Rédaction  : Dominique Lehalle
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