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Prêts pour la consultation en ligne ? ;)
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Ce n’était sans doute pas la campagne dont rêvaient les artisans de l’avènement de la télémédecine…
L’emballement médiatique suscité par la parution du décret Télémédecine, assortie des commentaires de la ministre de la Santé dans Le Parisien*, aura au moins eu un mérite : il aide à mesurer le degré d’incompréhension et d’impréparation de notre société vis-à-vis de ces transformations.
Illustrer les bénéfices de la télésanté au JT, ça n’est toutefois pas hors de portée. L’exemple du programme Telegeria**, de consultation à distance entre les patients de l’hôpital gériatrique Vaugirard et les spécialistes de l’HEGP, le montre. Son chef de projet s’est transformé en quelques mois en véritable héraut de la télémédecine, accumulant reportages et interviews. Dernière manifestation de ce plan de communication bien maîtrisé : un colloque au cours duquel les acteurs de ce projet ont su trouver les mots pour convaincre de tout l’intérêt qu’ils y trouvent.
La télémédecine – comme tout autre sujet d’ailleurs -, ce sont les intéressés qui en parlent le mieux. Mais les porte-drapeaux restent généralement en retrait de la scène.
Dominique Lehalle
* Lire l'article
** En savoir plus sur Telegeria |
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Le chantier FIDES : l’étape du diagnostic
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Relancé au printemps, le projet FIDES (de facturation individuelle des établissements de santé) passe par l’autodiagnostic des établissements expérimentateurs. Les résultats consolidés de cette première phase seront présentés ce mois-ci.
Reporté au 1er janvier 2013, le déploiement de la facturation individuelle des établissements publics et ESPIC sera préalablement testé auprès de 55 établissements. La nécessité d’une expérimentation figurait parmi les principales conclusions du rapport publié par l’IGAS, fin 2008, qui soulignait les exigences d’une direction de projet forte et d’une évaluation de la faisabilité technique et des impacts organisationnels d’un chantier qui consiste à passer, en quelques années, de 10 000 factures annuelles environ à plus de 60 millions.
La gouvernance de projet stabilisée, les outils et cahiers des charges prennent forme, peu à peu. Les 105 établissements candidats à l’expérimentation ont commencé par utiliser l’outil Performance de l’ANAP, adapté au champ facturation/recouvrement. Les résultats de cet autodiagnostic seront bientôt connus. Ils permettront à la fois de disposer d’une photographie globale des pratiques actuelles sur cet échantillon de 10% des établissements et, pour chaque organisation, de se situer par rapport à l’ensemble. Mais ils fourniront surtout aux 55 expérimentateurs une aide à la décision pour formaliser le plan d’action qui contribue à les mettre à niveau avant d’entrer dans la phase de facturation individuelle « à blanc ».
« La plupart attendront sans doute la prestation d’accompagnement pour élaborer leurs plans d’action », observe Didier Le Stum, à la DGOS et membre de l’équipe projet FIDES. Un accord cadre est en effet en préparation pour recruter les sociétés de conseil agréées pour l’opération. C’est le taux de rejet des factures (moins de 10%) qui servira de principal indicateur pour conditionner l’entrée d’un hôpital dans le test « à blanc », au fil de l’année 2011.
Dans l’intervalle, le calendrier s’annonce serré alors que les cahiers des charges sont loin d’être tous finalisés. Pour la facturation des séjours, par exemple, l’ATIH doit redévelopper un module intitulé DEFIS que les éditeurs auront à interfacer aux SIH. Tandis que les outils du pilotage national restent encore à construire. D’ici à la généralisation, en tout cas, la mission FIDES compte bien sensibiliser au plus tôt tous les établissements, en publiant le maximum de documents utiles afin qu’ils anticipent les phases de préparation. Feuilleton à suivre sur le site FIDES…
Plus d'informations
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"Un environnement favorable à l’industrialisation de la télésanté"
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Avec Roland Le Meur, Directeur Santé, Intel France
Vous avez annoncé, à l’occasion de HIT 2010, le lancement en France de votre dispositif de suivi médical à domicile (Intel Health Guide) dans le cadre d’un projet pilote au CH de Moulins-Yzeure. Où en est ce projet ?
Il démarre effectivement, avec les premières inclusions de patients prévues avant la fin de l’année. L’annonce de la disponibilité du dispositif, désormais agréé en France, a coïncidé avec les orientations stratégiques du centre hospitalier, qui prend le pari d’optimiser les flux de patients grâce à un accompagnement jusqu’au domicile via la télémédecine. Porté par le service de pneumologie, le projet concerne, dans une première étape, la prise en charge de l’insuffisance respiratoire. C’est pourquoi nous y avons associé un prestataire médico-technique local, Ax’Air Médical. Y participe également le réseau Catel, au titre de ses prestations d’accompagnement pour la gestion de projet. L’environnement fonctionnel est maintenant prêt, notamment la définition des protocoles cliniques indispensables. Nous avons par ailleurs impliqué l’ensemble des acteurs, de l’ARS aux associations de patients en passant par la Région. Nous devons en effet, tout en commençant à apporter des éléments de preuve en termes de qualité et d’efficience, identifier, puis mobiliser, les sources de financement potentiel.
L’Intel Health Guide a vocation à être diffusé, à terme, par la future coentreprise Intel / General Electric… Quand doit-elle voir le jour ?
Les prolongements de ce projet seront en effet concrétisés par cette joint-venture, formée au début de l’année prochaine, et qui a clairement une vocation commerciale. Le management est quasi en place aux Etats-Unis et en cours de déploiement en Europe, notamment en France qui fait, bien entendu, partie des premiers marchés identifiés pour leur potentiel dans les activités de télésanté et maintien à domicile. Potentiel confirmé par la parution récente du décret Télémédecine, les objectifs donnés aux ARS, et l’existence d’agences telles que l’ASIP Santé et l’ANAP qui préparent un environnement favorable à l’industrialisation de cette activité. Au-delà de l’Intel Health Guide, d’autres projets sont en préparation, dans le cadre d’un plan global à 5 ans, particulièrement dans le domaine du maintien à domicile. La composante « IT pour l’hôpital » restera, en revanche, dans le périmètre d’Intel qui avait initié cette démarche en créant sa division Digital Health Group, dès 2005, afin d’accompagner le développement de l’ensemble de l’écosystème.
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