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Le fil
  Edito
         

Hébergement des données de santé : l’ASIP Santé a reçu 34 dossiers et agréé, à ce jour, 12 sociétés ; le dossier de l’hébergement national du DMP doit être instruit courant octobre.


   

L’exercice en groupe favorise l’informatisation : plus de 84% des cabinets de groupe utilisent des dossiers patients informatisés contre 74% en cabinet individuel, souligne une étude de l’IRDES.

 

 

44 % des cliniques privées confient leur informatique ou la maintenance de leur système d’information à un prestataire extérieur (contre 28 % des établissements publics) selon le Rapport d’activité 2009 de la FHP.

         

Le CHU de Limoges, laboratoire français d’innovation pour McKesson : l’établissement sera pilote pour l’application de pilotage visuel des unités de soins ainsi que pour des développements concernant la gestion du circuit des interventions chirurgicales, sans oublier le module d’aide à la décision clinique (déjà adopté par 4 autres CHU).

 

   

Sur les 780 millions d’euros de son dernier appel à propositions (ICT 7), la Commission européenne va affecter près de 200 millions à la santé et à la gériatrie ; elle s’est par ailleurs engagée à augmenter de 20%, chaque année et jusqu’en 2013, le budget consacré à la recherche et au développement des TIC.

 

 
   

Six Français sur dix se disent favorables au développement de moyens technologiques de suivi à domicile : une proportion qui reflète la moyenne européenne, à l’exception de la Suède où elle atteint 74% (Baromètre CSA-Europ Assistance).

 
         

 

Les données de santé en manque de « com »

 

 

 

Naissance imminente du DMP oblige, le sujet des données de santé fait florès actuellement.

Réunions de l’association des correspondants Informatique et Libertés, dont le groupe de travail santé a mis un guide pratique en chantier, journée d’information de l’Union nationale des associations familiales le 15 octobre, ateliers santé des Assises de la sécurité et des systèmes d’information, qui se déroulent cette semaine à Monaco… Ces débats montrent que le consensus se fait désormais autour de trois « règles d’or » : information, consentement, traçabilité. Reste à les mettre en pratique.

 

Le Conseil d’éthique et de déontologie, installé au début de l’été par l’ASIP Santé, doit prochainement valider un Guide des bonnes pratiques de l’information et du consentement. Tandis que la Conférence nationale de santé a annoncé un avis relatif aux données de santé pour la fin de la semaine. Son président, Christian Saout – également vice-président du conseil cité plus haut-, devrait appeler à une « vigoureuse » campagne grand public d’information et de pédagogie sur le bon usage des données de santé. 

 

Dominique Lehalle

 
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L’appétit des maisons et pôles de santé pour les systèmes d’information

 

Pour la Fédération Française des Maisons et Pôles de Santé (FFMPS), le développement des nouveaux modes d’exercice et de prise en charge est indissociable de la modernisation des systèmes d’information.

 

Les bénéfices du partage des données pour la coordination autour du patient, la valeur ajoutée de l’informatique pour une prise en charge protocolisée et tournée vers la prévention, l’intérêt d’externaliser les bases de données : c’est sur des démonstrations concrètes d’usages déjà en cours au sein de centres, maisons et pôles de santé que la FFMPS a ouvert son colloque du 30 septembre consacré aux systèmes d’information*. Pour la jeune fédération – créée en septembre 2008 – ce thème est d’autant plus prioritaire qu’il contribuera à redonner une image positive et moderne de la médecine libérale. En outre, l’expérimentation de nouveaux modes de rémunération (voir ci-dessous) donne l’opportunité, aux équipes impliquées, d’utiliser les dotations financières relatives aux « missions coordonnées » pour mettre en œuvre des bases de données de dossiers médicaux facilitant travail en équipe et démarche qualité. La fédération milite en effet pour l’adoption par les professionnels de quelques objectifs précis qui portent sur la capacité à réaliser documents de synthèse, plans de prévention personnalisés et extraction de données à des fins d’évaluation. Quelques –rares – équipes, à l’instar de la maison médicale de Bletterans (Jura), sont déjà en mesure de témoigner de démarches très avancées montrant comment un système d’information accompagne coopération et amélioration des pratiques. Mais, dans l’ensemble, ce nouveau chantier demande encore du travail.


Côté applications informatiques, les éditeurs sont à pied d’œuvre. Tandis que l’ASIP Santé prévoit la publication d’un cahier des charges fonctionnel en mars prochain.

 

Pour ce qui concerne le partage des informations, en revanche, les regroupements pluridisciplinaires butent sur l’absence de statut propre à ces nouveaux modes de coopération en secteur libéral (et de la notion d’équipe de soins). Tout le monde compte bien, désormais, sur les expérimentations pour faire bouger les lignes…


Nouveaux modes de rémunération

 

L’expérimentation de nouveaux modes de rémunération a débuté en 2010, pour trois ans, et dans six régions (Bretagne, Bourgogne, Franche-Comté, Ile-de-France, Lorraine et Rhône-Alpes), en application de l'article 44 de la loi de financement de la Sécurité sociale 2008. Le ministère de la Santé a ensuite décidé de l’étendre à toute la France : l’appel à projets en cours est piloté par les ARS et sera clos à la fin du mois d’octobre.


* Plus d'informations

 

L'interview

Affirmer la place de l’innovation dans notre pays

Avec Guy Mamou-Mani*, président de Syntec Informatique

 

 

 

Vous avez pris la tête de Syntec Informatique en juin dernier en annonçant une nouvelle dynamique. Quels sont vos objectifs et comment vont-ils se décliner dans le domaine de la santé ?

 

Nous devons à la fois être porteurs d’une vision stratégique et continuer à promouvoir les enjeux du numérique, à affirmer la place de l’innovation dans notre pays. J’ai donc initié un changement de statuts et de gouvernance – par la constitution de collèges – ainsi qu’un changement de nom – pour Syntec Numérique – afin que tout soit en place pour la prochaine assemblée générale en mai 2011. Dans la santé, je considère que nos initiativesconstituent un modèle de mise en valeur des services qu’une chambre professionnelle peut apporter à ses adhérents, dans le cadre d’une de ses missions principales qui consiste à développer l’écosystème. Nous avons acquis une image et su réaliser un travail collectif approfondi comme l’ont montré la publication de notre Livre blanc** et l’organisation du Village Syntec Santé au salon HIT. Ce qui porte ses fruits et incite des entreprises à nous rejoindre, à l’instar de Cisco, motivée par cette dimension numérique, et dont le directeur général, Laurent Blanchard, s’engage dans les travaux du Comité Santé, animé par Francis Jubert, aux côtés de Christian Nibourel***, son président.

 

Quel doit être le rôle de Syntec Santé ?

 

Nous devons développer le dialogue avec tous les acteurs de l’écosystèmeet nous allons très prochainement organiser un séminaire de réflexion stratégique. Nous avons déjà une participation très active aux réunions de l’ASIP Santé qui est intéressée de trouver dans le Syntec un interlocuteur global. Le marché de la santé n’est en effet pas à la recherche d’une série de prestataires mais d’une offre de services. Or toutes les composantes de l’offre sont représentées au Syntec. J’observe cependant, depuis mon élection, que nous ne devons pas relâcher nos efforts auprès des pouvoirs publics, qui ne partagent pas toujours nos convictions. Or, dans la santé, nous avons la volonté de montrer que l’on peut aborder les problèmes sous un tout autre angle, alors que les recettes traditionnelles ont montré leurs limites. C’est le sens de la réponse que nous avons publiée dans le cadre de la consultation pour le Grand Emprunt. Il s’agit d’améliorer la compétitivité de nos entreprises grâce à l’innovation - et de reprendre de l’avance face à nos concurrents chinois, indiens, brésiliens… - en contribuant à la transformation de l’Etat dans des domaines comme la e-santé où l’on observe d’ores et déjà une dynamique.

 

*Guy Mamou-Mani co-préside la SSII Open


**L’hôpital numérique à l’heure de l’ouverture


***Président d’Accenture France

 

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